L’autorité de Jésus

L'AUTORITÉ DE JÉSUS
Quand Jésus eut achevé le Sermon sur la Montagne, les foules, nous dit Matthieu, restèrent muettes de stupeur. Et tout de suite après, il nous livre la raison de cette stupéfaction : "car Jésus les enseignait en homme qui a autorité et non pas comme leurs scribes". Effectivement, Jésus, dans son discours de style dépouillé et simple, n'hésite ni ne se justifie. Les scribes en appelaient toujours à l'autorité d'un Rabbi pour expliquer ou donner leur avis. Leur étude de la Torah pouvait consister en l'énumération des positions des différents maîtres sur tel ou tel point. Ils étaient comme des antiquaires qui fouillent les commentaires pour appuyer leurs doctrines sur leurs prédécesseurs. Leur enseignement consistait en la fidélité à la tradition qu'ils avaient reçue.
Mais Jésus ose affirmer : "vous avez entendu ... mais Moi je vous dis : ...". Il ne parle pas par autorité déléguée, mais avec autorité ; c'est en son nom propre et de sa propre autorité (MOI) qu'il s'adresse à la foule. Et d'où lui vient-elle cette autorité ? De son propre Père ! (Mt. 8:8-9). Plus précisément, la sienne et celle de son Père ne sont qu'une. Jésus n'est pas un nouveau commentateur qui soumet à la foule des théories hardies pour la lecture des Ecritures ; il est le législateur qui ordonne, abroge et promulgue de nouvelles lois ! Cependant il ne parle pas avec autorité seulement parce qu'il est un maître singulier, mais c'est aussi parce qu'il commande, il donne force pour que les hommes le réalisent, parce que le salut dont il parle, c'est lui qui en est l'origine. Finalement, si Jésus enseignait avec autorité, c'est parce qu'il jouit d'un honneur égal à celui du Père.
Le terme autorité est employé 62 fois et s'applique à divers groupes ou individus :
1. L'autorité civile, instituée de Dieu.
2. L'autorité des parents sur leurs enfants.
3. Les autorités célestes dont la souveraineté est usurpée et dont la condition est celle de créatures (Col. 1:16). Par sa victoire sur la croix, le Christ les a destituées et elles lui sont désormais soumises (Col. 2:15). C'est contre elles que le chrétien doit lutter dans la prière en sachant que la victoire lui est acquise grâce au Vainqueur de toutes choses - le Seigneur Jésus-Christ.
4. L'autorité de Jésus qui apparaît comme le dépositaire d'un pouvoir particulier : il prêche avec autorité et a pouvoir de pardonner le péché (Mc. 2:12); les juifs, face à son activité, ne peuvent s'empêcher de s'interroger : Par quelle autorité fait-il ces choses (Mt. 21:33)? Les oeuvres qu'il accomplit sont la réponse à cette question; son autorité, c'est de son Père qu'il la détient.
A l'opposé des chefs de ce monde qui tyrannisaient leurs sujets, Jésus ne profitait pas de son pouvoir pour dominer sur les siens (Luc 22:25). Alors qu'il est le Maître et le Seigneur, il n'hésite pas à se faire le serviteur, à prendre la condition d'un esclave. Maintenant, il règne à la droite du Père, tout pouvoir lui ayant été donné au ciel et sur terre ! (Mt. 28:18).

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